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Les populations réclament du travail: La Sephos prône l’auto-emploi…

Les dirigeants de la Société sénégalaise des phosphates (Sephos) sentent bien le vent de contestation qui soufflent dans les villages impactés pas leur travail. Ils admettent aussi une chose : «l’entreprise ne peut pas employer tout le monde». Solution : promouvoir l’auto-emploi. Les cibles principales sont les jeunes et les femmes. C’est la stratégie que la Sephos veut adopter pour que ces deux couches puissent avoir des activités génératrices de revenus. L’entreprise a élaboré, avec l’ancienne équipe municipale, un programme annuel de «près de 33 millions de francs», informe le coordonnateur de la mine de Sephos, Sylly Faye. L’enveloppe doit servir à financer les travaux pour l’alimentation en eau des villages de Thiawoune et de Kharya, l’électrification du village de Thiawoune et la construction d’un abreuvoir pour le bétail, souligne Sylly Faye. 

 

La Sephos, qui dit avoir «une ligne de crédit» pour les femmes de la commune de Chérif Lô, envisage également de financer un projet des jeunes agriculteurs du village de Balimbar. Des jeunes qui ont suivi une formation à l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (Ensa) et à la Chambre de commerce de Thies, selon le coordonnateur de la mine de Sephos. Sylly Faye informe que l’entreprise leur a affecté une parcelle de terre et une cohorte de «neuf jeunes seront engagés pour la phase test»

L’entreprise a également un projet de reboisement. Pour le coordonnateur de la mine de Sephos, cette politique de l’auto-emploi permettra d’occuper les populations qui ne font pas partie du personnel engagé dans l’entreprise «parce qu’une société fonctionne avec un nombre de travailleurs donné».

…Et liste ses réalisations 

La Sephos a démarré ses activités en 2009 et son coordonnateur est fier de dire que son entreprise a livré un Collège d’enseignement moyen (Cem) deux ans après. Sylly Faye affirme aussi que l’entreprise a fait «toutes les pistes» aux alentours de Ndiassane etdans les villages de Ndiakhaté et de Thiawoune. Côté emploi, il assure que «90 %» du personnel viennent des quatre villages environnants : Baligua, Lam Lam sérère, Lam Lam cité et Ndiassane sérère. C’est une politique de recrutement qui privilégie «les populations les plus impactées par les activités et ceux dont la Sephos a pris les terres». Le coordonnateur de la mine de Sephos tient aussi à faire une précision : l’entreprise n’investit pas pour le moment dans la santé «parce qu’elle ne peut pas faire ce que lui demandent les villageois». Sylly Faye se veut clair : «nous n’avons pas vocation à nous substituer à l’Etat mais nous pouvons accompagner»

 La SEPHOS et AIG attaquées de toutes parts, Le sous-préfet joue la carte de l’apaisement

Les contestations des populations victimes de l’exploitation du phosphate à Chérif Lô sont parvenues à la sous-préfecture de Pambal dont dépend la commune. Pas de terres, pas d’impenses, pas d’emplois, santé fragile, etc. sont autant de complaintes sur la table du représentant de l’administration. Pour trouver une solution à ces doléances, le sous-préfet, qui a pris fonction il y a environs neuf mois, a opté pour le dialogue. Khadidiatou Sène a déjà convoqué «les représentants des entreprises, les élus locaux, les chefs de village et tous les acteurs concernés pour un échange». Mais les discussions ont été suspendues à cause des élections locales. Elles ont été reprises après l’installation des nouveaux maires «parce qu’il est du devoir de l’administration de veiller à ce que les sociétés aident les populations dans certains domaines», souligne le sous-préfet.

Khadiatou Sène essaie quand même de rassurer les villageois. Elle affirme que la Société sénégalaise des phosphates (Sephos) et African investisment group (Aig) ont déposé «des plans d’actions que l’administration est en train d’examiner». Elle dit quand même ignorer ce que font les autres entreprises présentes dans la zone qui sont en prospection. 

Le sous-préfet rassure aussi les paysans qui n’ont pas encore reçu leurs dédommagements. Selon Khadiatou Sène, la Sephos et Aig sont en train de faire les évaluations des impenses sous la supervision de la Commission départementale de recensement des impenses qui inventorie le nombre d’espèces à payer. Et pour ceux qui se plaignent du versement tardif des indemnités, elle informe qu’entre l’évaluation des impenses par la commission et leur paiement par les entreprises, il peut se passer «un mois ou plus».

 

VENTE DE TERRAIN A UN «ETRANGER»

Ndiakhaté Ndiassane dit niet 

Les entreprises prennent des parcelles pour exploiter le phosphate. Certains villageois, eux, vendent des parcelles. Une vente qui viole une tradition qui date de l’époque des ancêtres à Ndiakhaté Ndiassane. Quand on est un nouveau marié dans ce village, on a droit à une parcelle pour construire une maison. Mais les nouveaux mariés ne sont pas les seuls bénéficiaires de cette tradition. Un villageois qui veut une parcelle à usage d’habitation peut également faire une demande de terrain. Tous versent quand même 15 000 Fcfa au trésor pour acquérir une parcelle. Ça s’est toujours passé comme ça et personne n’y voit aucun inconvénient.

Mais, récemment, un vieux qui avait bénéficié de deux parcelles a vendu ses terrains à  «400 000 ou 450 000 Fcfa», selon un frère du chef du village, Modou Mamoune Diakhaté. Cette vente de terrains a posé «un sérieux problème» à Ndiakhaté Ndiassane. Premièrement, l’acheteur n’habite pas le village. Deuxièmement, il dit qu’on lui a vendu une parcelle de «20 mètres sur 30 mètres» alors que, dans le village, on ne donne que des terrains de «15 mètres sur 20 mètres», souligne Modou Mamoune Diakhaté. Troisièmement, au lieu de construire une maison, il construit des cantines. Pour les villageois, c’est un détournement d’objectifs. 

Les villageois ne comptent pas laisser passer l’affaire parce que les générations futures pourraient «ne plus avoir une parcelle à 15 000 Fcfa». Ils avaient informé l’ancien président du conseil rural, Jean Pierre Tine, qui, selon Modou Mamoune Diakhaté, dit n’avoir signé aucun papier autorisant l’achat du terrain. Ils ont également saisi le sous-préfet et le procureur. Ce dernier leur avait demandé de recenser tous les villageois qui sont contre cette vente de parcelles pour qu’ils signent une pétition. Chose déjà faite. Le chef du village a déposé la pétition et une plainte auprès du procureur. Tout Ndiakhaté Ndiassane attend le verdict du juge.

 

GESTION DE LA SANTE ET DE L’EDUCATION 

Que des problèmes transférés aux collectivités locales

Contrairement aux mines, l’éducation et la santé sont des compétences transférées. L’Etat alloue donc une certaine somme d’argent aux collectivités locales pour gérer ces deux secteurs. Une somme que certains élus locaux trouvent insuffisants. Le président sortant de la communauté rurale de Chérif Lô, devenu commune, en est un. Selon Jean Pierre Tine, l’Etat donne une enveloppe de «3 500 000 francs Cfa» pour l’éducation. Trois millions répartis aux garderies d’enfants, à la maternelle, aux écoles primaires, aux daaras, etc. Il y a «forcément» des problèmes parce que «quand ça ne marche, les populations tapent sur le président du conseil rural», regrette l’ancien Pcr. 

Ces problèmes dans le secteur de l’éducation se multiplient quand ceux de la santé s’y ajoutent. Jean pierre Tine trouve aussi insuffisants les «4 000 000 Fcfa» qu’on donne à la commune et qui sont destinés aux deux postes de santé publique, aux deux postes de santé privée et à une dizaine de cases de santé. L’ex-Pcr est convaincu qu’il est impossible de gérer «les maladies hydriques, le paludisme, les séances de vaccination, etc. et les équipes qui descendent sur le terrain» avec cette somme. Il invite donc l’Etat à revoir sa politique. Pour lui, le problème est très simple à résoudre : «quand on transfère une compétence, il faut transférer en même temps les moyens».

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