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60% de femmes travailleuses migrantes

 Défendre  la main d’œuvre migrante, un impératif

Très exposée au phénomène migratoire, la Mauritanie est à la fois un pays d’accueil de migrants de la région ouest-africaine et un pays de transit vers l’Union européenne.

Les nombreuses tentatives de gestion des migrations se basent essentiellement sur une approche sécuritaire et administrative. Depuis quelques années des syndicalistes ont mis sur pied une approche basée sur les droits des migrant(e)s, articulée autour du droit fondamental de choisir librement là où l’on veut travailler et autour de la lutte pour un travail décent.

Depuis janvier 2007, date de démarrage du projet, des sessions d’information et de sensibilisation tant en Mauritanie qu’au Sénégal, un centre d’accueil, d’information et de guidance pour les migrant(e)s a été mis en place à Nouakchott. Deux points focaux ont été implantés, l’un à Nouadhibou, ville portuaire au Nord de la Mauritanie, point de départ de nombreux migrants clandestins, l’autre à Dakar, capitale du Sénégal. « Nous avons entrepris un travail de collecte de données statistiques sur les migrations. Nous avons diffusé un dépliant sur les droits des migrants. Nos démarches auprès des institutions et acteurs de la société civile nous ont permis d’être perçus comme acteurs incontournables sur les migrations dans nos deux pays », explique récemment avec la presse ,leCoordinateur du projet sénégalo-mauritanien de renforcement des capacités des centrales syndicales dans la défense des droits de la main-d’œuvre migrante . Collecte de données, défense juridique, partenariat avec les associations de migrants, lutte contre le trafic et l’exploitation des domestiques…le travail du Centre pour les migrants établi à Nouakchott a permis au syndicat d’être reconnu comme acteur clé dans la gestion des migrations et la promotion d’un travail décent pour les migrant(e)s.

Par ailleurs, la migration en Mauritanie a un visage majoritairement féminin, puisque la proportion de femmes travailleuses migrantes est estimée à environ 60%. « Ces femmes ont de longues journées de travail, elles doivent abandonner leurs enfants qui sont victimes de beaucoup d’abus. Elles n’ont aucune protection en cas de grossesse. Elles sont la cible de tracasseries administratives et policières incessantes », fait remarquer Niang.

Concrètement, le centre a ouvert un bureau des conflits pour les travailleurs migrants. « Tout migrant qui a un problème au travail, on porte son cas à l’inspection du travail et on va au tribunal du travail s’il le faut. Les problèmes principaux sont relatifs à l’obtention des permis de travail, aux contrats de travail, aux licenciements abusifs. On est par exemple intervenu dans des cas de domestiques non payées par leurs employeurs. Il est important de signaler que les ambassades et les consulats des pays concernés sont venus à l’ouverture de notre centre et ont compris notre objectif ». Poursuivant, Niang affirme «  maintenant, les consulats eux-mêmes nous envoient des travailleurs qui ont des problèmes, on s’est imposé comme acteur en tant que syndicat. On travaille aussi sur l’accès des migrants au crédit logement que la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS) octroie aux ressortissants sénégalais à l’étranger. Beaucoup de migrants, pour la plupart originaires de Saint Louis du Sénégal, sont victimes de détournements des fonds qu’ils envoient à des proches pour réalisation de projets de construction. Avec la CNTS, nous voudrions aider ces migrants à avoir accès à des comptes d’épargne logement ».

Pour ce qui est de la prise en charge des revendications des travailleurs migrants, le centre a procédé, selon ces responsables, au diagnostic au diagnostic des conditions de vie et de travail des migrants résidents en Mauritanie. Ceci a permis au centre, selon son coordinateur, de soulever leurs préoccupations, à savoir : l’absence de contrat de travail à l’embauche (travail au noir) ; les tracasseries administratives et policières aussi bien à l’entrée de la Mauritanie que durant le trajet vers la capitale ; les taxes municipales abusives et les difficultés de transport des denrées pour les femmes vendeuses de poisson ; la prise en charge médicale des femmes migrantes en état de grossesse ; l’accès au crédit logement ; l’immatriculation des pirogues (chaloupes) ; les conflits de travail avec les employeurs. Autant de problèmes que le centre gère. Aussi, Niang a dit que le centre a mis en place un dispositif permettant de recevoir les plaintes formulées par les travailleurs migrants, pour les accompagner au niveau de l’administration du travail. A cet effet, il a révélé que plusieurs conflits individuels ont pu être pris en charge et les droits recouvrés.

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